Le pont de la rivière Acana, reliant le quartier Drii au quartier Gamba I, sur la route menant à la place du Centenaire et à l’Université du Lac Albert de Mahagi, montre aujourd’hui des signes inquiétants de dégradation. Selon les ingénieurs de l’UNILAC/MAHAGI, l’ouvrage pourrait subir un affaissement si rien n’est fait rapidement
Face à la situation, l’Université du Lac Albert a dépêché sur place une équipe d’ingénieurs civils pour examiner l’état du pont et en déterminer les causes. Après plusieurs observations, ils ont relevé une érosion progressive à la base de l’infrastructure, menaçant sa stabilité.
L’ingénieur civil Faustin Ang’eycon, chef de l’équipe technique, a expliqué dans un entretien avec la presse universitaire que « le pont n’a pas été construit sur un sol adéquat », ce qui fragilise sa structure. À cela s’ajoutent les fortes pluies récentes, responsables de l’érosion et du lessivage du terrain environnant. « Si rien n’est fait en amont, le pont risque de s’affaisser ou de se déplacer sous l’effet de l’érosion », a averti l’ingénieur Faustin Ang’eycon.
Pour remédier à cette situation, les ingénieurs de l’UNILAC/MAHAGI recommandent la construction d’un mur en gabions afin de renforcer le mur en L existant. Cette mesure vise à stabiliser le sol et à freiner l’érosion, garantissant ainsi la durabilité du pont. «La mise en place de ce dispositif permettrait de préserver la structure et d’éviter une catastrophe », a précisé l’Ir. Faustin Ang’eycon.
Le pont de la rivière Acana constitue un axe vital pour les habitants de Mahagi et ses environs, notamment pour les étudiants et le personnel de l’Université du Lac Albert. Les ingénieurs appellent les autorités locales et provinciales à agir sans délai pour protéger cette infrastructure essentielle à la mobilité urbaine.
Si aucune mesure n’est prise, Mahagi risque de perdre un ouvrage clé pour son développement et la sécurité de ses usagers.
David Unencan






