Dans le cadre des 10 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG), l’Université du Lac Albert de Mahagi (UNILAC-Mahagi) a accueilli une séance de sensibilisation consacrée aux violences numériques faites aux femmes. Cette activité a été animée par le Docteur Ruphin Musaba, expert VBG au sein du Centre d’études et d’actions sociales (CENEAS)
Devant un public composé d’étudiants de l’UNILAC et d’élèves du CS Lac Albert, réunis dans la salle Pablo Bueno, le Dr Musaba a présenté les différents types de violences basées sur le genre : Violences sexuelles; Violences physiques; Violences psychosociales ou émotionnelles; Violences numériques, définies comme la diffusion ou le partage non consenti de photos, d’images intimes, voire de contenus pornographiques impliquant des femmes.
Il a souligné que ces violences « ont des conséquences multiples et souvent dramatiques », citant notamment les risques de suicide, de grossesses non désirées, de contamination aux IST ou encore de VIH.
Le conférencier a encouragé particulièrement les jeunes filles, mais aussi l’ensemble de la communauté universitaire, à s’impliquer dans la lutte contre ces pratiques destructrices.
L’intervention s’est conclue avec les mots de l’Abbé Recteur Godefroy Upatho, qui a exhorté les étudiants à devenir « les premiers acteurs du changement ». Il a rappelé que les violences basées sur le genre persistent dans les villages et que chacun doit jouer un rôle actif dans la sensibilisation.
S’adressant aux garçons comme aux filles, il a insisté sur l’importance de : Respecter la dignité humaine, Abandonner les comportements violents, Valoriser l’éducation, surtout pour les jeunes filles souvent exposées aux grossesses précoces.
Selon lui, « celui qui se croit fort doit affronter un adversaire de sa force, pas s’attaquer aux femmes ». Quant aux jeunes filles, il les a encouragées à « protéger ce qui reste et demeure : leurs études ».
La séance s’est clôturée dans une ambiance positive. Les participants ont exprimé leur satisfaction et salué cette initiative jugée indispensable dans un contexte où les violences numériques et physiques restent un défi majeur.
David Unencan






